• Lea Brassy - Chili trip !

(french language available below the english text)

The strait of Magellan is whitened by the wind in this sunny spring afternoon. Punta Arenas, in Chilean Patagonia, is a town out of nowhere in an exciting feeling of bottom of the world.

Tomorrow will moor a strong sailing vessel, well known by winds and swells of the South Atlantic Ocean. Tomorrow will moore the Northanger, Greg and Keri and their comited and passionate lifestyle. I’m looking forward tomorrow.

Only eleven days that my dodgy spanish travels me in Chile. Surfboards, sailing gears, climbing gears...and knitting neaddles. I feel free and inspired with my fully packed army bag.

We’re two on this journey aboard an invisible train, to follow our passions, angels or demons regarding to the circounstancies.

Just arrived in Santiago and shortly after we are in the bus to Pichelemu, four hours south. That is the place to taste the Pacific Ocean breaze and the sweet light of the sun in Punta de Lobos.

It now appears to me, with my quarter of century celebrated and my addiction to travels that when everything maches together, it’s just a bless in the art of travelling.

And there I am, there is everything. The feeling of being at the right place at the right time is what lots of us are looking for on this planet.

So, Punta de Lobos. Every Chilean surfer is pround of this wave. Perfectly designed rocky point left hander, long to very long on a northern swell, it’s pumping most of the time with an average size around five feet but holds much much more. Thanks to this spot, Diego Medina won the Billabong XXL Big Wave Awards in 2006.

The way to reach the break is the most intimidating I have ever experimented. But I’m pretty sure these two rocks at the start of the wave will ring a bell. If, while you’re hardly paddle out, you hear an ungly noise, don’t worry, it might only be a fur seal asking for some regards as the old drunk man at the bar. It’s actually moving with the same difficulties and lack of grace. But it’s so much fun.

The Collectivo’s driver pops up with some wropes to half close de boot on my precious orange and pink single fin surfboard. On our way, long black hairs floating in the air, girls wave at us. Janelle, Trinidad and their girlfriends come back from their daily session.

A little surfing community lives here, trying to make a living out of the local ressources. Shaping surfboards, surf schools...unfortunatly the link with Santiago is undoable to keep living their passion.

Five days have gone without us noticing anything. Time for the other plans. By bus, we’re heading south. To Bariloche in Argentinia for Vincent and to Punta Arenas, where I am today, in Chilean Patagonia for me.

Endless bus trip are especially made for thoughts, ideas and reflections. I kind of like it.

Even though there is a serious langage barrier, the contact with the locals is very easy and I never feel lonely. People are curious, simple and generous. Faces are smiling at me. There is here something naturally and seriously friendly that touches me deeply.

 

French translation:

Le détroit de Magellan moutonne gánéreusement en cette journée ensoleillée de printemps. Punta Arenas, une ville au milieu de nulle part dans un attrayant parfum de bout du monde.

Demain accostera un voilier solide et ventru, bien connu des vents turbulents et des houles puissantes de l’Atlantique Sud. Demain accostera le Northanger, Greg et Keri, leur style de vie engage et passionne. Demain me tarde.

A peine onze jours que je me ballade sur ce territoire inconnu. Un espagnol rudimentaire, des planches de surf, un cire, du matériel d’escalade…et des aiguilles a tricoter. Je ne sens légère et inspirée avec tout ce bardas agilement agence dans mon vieux sac de l’armée.

Nous sommes deux dans ce train invisible, à poursuivre nos passions, tour a tour anges ou démons, à démêler les pelotes du voyage.

Arrives à Santiago et sans attendre à bord du bus pour Pichelemu, à quatre heures de route au sud. La nous goûtons au parfum iode du Pacifique et à la suave lumière blanchie par les embruns de Punta de Lobos.

Il m’apparaît désormais, avec mon quart de siècle établi et mon accoutumance au voyage, combien la symbiose des éléments est un ingrédient précieux dans l’art du voyage. Et la tout y est. Le sentiment d’être au bon endroit eu bon moment est pour beaucoup d’entre nous une raison d’être.

Punta de Lobos donc, fierté des surfeurs chiliens, est une pointe rocheuse parfaitement dessinée. Une gauche longue, très longue par houle de nord qui fonctionne constamment entre 1m50 et bien plus. C’est grâce a une vague gigantesque que Diego Medina gagna le Billabong XXL Big Wave awards en 2006. La mise a l’eau est la plus « ambiance » que j’ai connu. Ces deux énormes rochers poses au début de la vague vous évoquerons certainement quelque chose. Si un bruit étrange vous surprend pendant votre rame erintante vers le pic, point d’inquiétude, il s’agit sans nul doute d’un phoque a fourrure en quête de reconnaissance, tel le vieil homme enivre au comptoir. Il se mue avec aussi peu d’agilité et autant de disgrâce. Mais il est tellement drôle.

Le chauffeur du collectivos, taxi collectif très pratique, sort ses trois tendeurs détendus et d’un geste avise, referme à demi le coffre sur mon précieux single orange et rose. Sur la route, cheveux noirs eu vent, deux surfeuses locales rentrent de leur session quotidienne. Elles tendent à notre passage une main en mouvement. Janelle, Trinidad et leurs amies apportent une touche féminine formidable.

Une petite communauté de surfeurs vit la, tentant de joindre les deux bouts au nez et à la barbe de l’océan. La passion nourrit les cœurs mais pas les corps, et les allers retours à Santiago sont incontournables pour vivre.

Cinq jours s’écoulent rapidement et sans crier garde l’heure est venue de retourner sur la route. Vers le sud. Direction Bariloche, petit Chamonix argentin pour Vincent. Direction Punta Arenas, en Patagonie chilienne pour moi. A travers des kilomètres et des kilomètres de paysages versatiles puis tout a fait monotones, les idées fusent, les émotions aussi. Les longs trajets ont quelque chose d’enivrant, qui je dois l’avouer, me plait assez.

Le contact est curieusement facile malgré la barrière de la langue. Tant et si bien que je ne me sens jamais seule. Les gens sont curieux, simples et généreux. Les sourires a l’email dore se dévoilent quand les regards se croisent. Il y a la une chaleur humaine qui me touche profondément, d’autant plus qu’elle est tout a fait naturelle.