• Aotearoa, New Zealand

English version here (and french version below)

This is the last but not least part of a delightful journey in the antipodes of the world, Aotearoa, New Zealand. A piece of paradise that will keep my heart warm until the end of the days.

The sun is too bright on the white deck of the boat. The captain shows a whale with his arm, dolphins have already been swimming in front of the boat for a while. We are somewhere in the Pacific ocean, ready to land on a little island living on the rhythm of tides and swells. All the charms of Aotearoa are concentrated on this little piece of paradise. White sand beaches open their arms to every swell, fresh water rivers, hot pools, scenic bush. From the summit, all the island can be seen, between two clouds, between two gold sun rays. The locals have that charming simplicity of the islands that seamen love. Day after day, beach after beach, a branch of surfers share the new swell. After the surf, we go fishing to cook diner, we talk crayfish, paua, snapper, we've got wide smiles and we breathe the fresh marine air that make our chicks red and our heart happy. We start dreaming of a simply simple life, our soul nourished by the up and down of the ocean, a pencil in the hand to describe our emotions. One night the klaxon is heard, the boat leaves, charged in beautiful emotions, back to civilisation, back to the city as it's told here. One second fells like an eternity, the eternity seems like one second, nothing is real, it's all a question of living every moment. Just life, isn't it?

It's sounds like the end of the journey, it's time to go and say good bye to my friends and my kiwi family down in Gisborne. I'm lucky to be offered one of my best surf of the trip in Mahia, with my friends. My last day was awesome, a casual long board contest on the mythic spot of Makarori, the equivalent of our “Côte des basques” organised by my family and were the generations meet to surf, talk and celebrate their passion. Lots of emotions to leave this place where I could live, lots of happiness to know It does exist and lots of warm in my heart from meeting wonderful people. Thank you Aotearoa.


French:

Le soleil éblouie le pont blanc du bateau. Le capitaine signale une baleine à bâbord alors que les dauphins devancent le sillage du bateau depuis un moment déjà. Nous sommes quelque part dans l'océan pacifique, prêts à accoster sur une petite île néo-zélandaise qui se laisse dériver au grès des houles et des marées. Les curieux y mettront peut-être un jour pied à terre mais en attendant laissons-nous rêver, c'est tellement beau de rêver!

Tous les charmes d'Aotearoa sont concentrés sur ce petit bout de paradis. Des plages de sable fin qui captent la moindre houle, des rivières à l'eau claire et fraiche, des sources d'eau chaude, un bush resplendissant. Du sommet le plus haut, toute l'île se découvre, entre deux nuages, entre deux rayons de soleil dorés. Les autochtones ont cette charmante simplicité insulaire si chère aux marins. Un décent contingent de surfeurs locaux se retrouve jour après jour, plage après plage, pour partager la houle fraîchement arrivée. Après le surf, c'est le temps de la pêche pour préparer le dîner, on parle langoustes, pauas, snappers, on sourit à pleine dents et on respire à pleins poumons de cet air iodé qui rend les joues roses et le cœur heureux. On se prend à rêver d'une vie simplement simple, les humeurs vallonnées par les aléas de l'océan dont on étalerait les sensations, à l'huile sur la toile.

Un soir la sirène raisonne, le bateau repars, chargé de belles émotions, prêt à affronter l'effervescence toute relative du pays. Retour à la civilisation, retour à la ville comme il se dit ici. Un claquement de doigts paraît une éternité, l'éternité paraît un instant, tout est relatif. Le retour à la ville sonne comme la fin du voyage. Il est temps d'aller dire au revoir à la « famille », à Gisborne, de passer quelques jours à Mahia, d'être comblée par la nature dans ce qui fût parmi les plus belles vagues de mon voyage. Mon dernier jour est génial, une petite compétition de longboard sur le spot mythique de Makarori, l'équivalent de notre « Côte des basques » organisée par ma famille et où les générations se rencontrent pour surfer, discuter et célébrer leur passion. Beaucoup d'émotions à quitter cet endroit où je pourrais sans hésiter poser mes valises, beaucoup de bonheur à savoir qu'il existe et beaucoup de joie d'avoir rencontrer tant de si merveilleuses personnes. Merci Aotearoa.

Beach kids