• Go North, Brother!!!

Go North, Brother!!!

English version (see below for french version of this blog post)
The Northland is the large area starting after Auckland to the Northern end of Te Aotearoa, Cape Reinga. Open on both Pacific ocean and Tasman sea, it’s built in numbers of rocky and sandy bays that suit everyone. A few tourists but mainly holiday makers who come to enjoy sea activities and warm climate. Kayaking, scuba diving, fishing, surfing are the main activities. The Maori community is one of the biggest in the country with the East Cape. Although some places have hips of holiday houses, others kept that little community atmosphere. Also it’s easy to meet people as they are very friendly.

At Piha, our first stop, we are told that famous “you should’ve been here yesterday”. Today is strong onshore wind and heavily chopped swell, and cherry on cake, twenty keen surfers out. “Immediate departure” signal is on in my mind. But just before to leave we get offered tea by a couple of locals. We talk about their trips to Europe and then about  the Basque country and you can believe me, you’re always welcome when you come from there.

On the road, we buy some great food. Fruits and veggies are delicious in that season. So is the honey, that tests like liquorices and the meat is the most tender have ever had. Although New-Zealand hasn’t got strong cooking traditions, at least there are amazing quality fresh products.

Sunny morning, I’m walking in « The endless summer » movie actors footprints. At  Ahipara, the west headland opens on a goofy footers paradise. Reefs hold strong winter swells. In summer, it concentrates the swell and always has a little wave. The walk till the breaks is a pure happiness despite the 4x4 on the way.

At Cape Reinga, Tasman sea and Pacific ocean meet in a mess of white water. The Maori legend tells us that it’s a place where the soul leaves after death to go back to their original land. Highly spiritual spot, highly touristy as well. Naked Te Paki sand dunes are absolutely standing with the sunset. They overlook on 90 miles beach, making a massive natural protection around it.

The sun is hardly shinning throw clouds to tell us it’s time to wake up. I discover the estuary where we’ve spent the night as we arrived late last night. Around the van is a wide swimming pool but I can still see it’s got a flat tyre! We’ve been shacked as in a washing machine most of the night and the rain has only stopped an hour ago. Our rescue wheel, certainly burnt  by too much heat, lets us down on the side of the road after only 50 meters. Fortunately, there are a few houses, I ask assistance to one of them, considering the large range of car, they may be able to give us a hand. The old man, a tan giant, first told me he had not the tools to repair it. But as I explained him for the rescue wheel and as there was no garage without half an hour drive, he gave it a go and grabbed the large wheel with one hand, as a giant would do! He managed to repair the big hole with some homemade secrets of his and we could drive to the garage! Lucky girls.

The sea is rough on the west coast while its neighbor from the east is enjoying summer sunshine. Perfect little bays with crystal blue water and luxurious vegetation are spread out along the east coast. The journey is a following of chances and hazards that make us stop longer somewhere rather than somewhere else. For example, in Leigh, within a discussion we got invited to stay with some friendly local. Two French girls in a van is pretty unusual, and people talk to us easily! We quickly know the little surfing community and share some great time around a surf, a meal and a bear, which a “must do” of kiwi culture, with moderation though. From one night, we stayed four. Between Mangawhai and Leigh is a handful of good surfing spots that you have to share with Aucklanders whom came for the swell of the weekend.

Version française:

Le Northland s’étant après Auckland jusqu’au point le plus au nord d’Aotearoa, le Cap Reinga. Ouvert à la fois sur l’Océan Pacifique et la mer de Tasman, il est découpé en de nombreuses plages tantôt rocailleuses tantôt sablonneuses qui ravissent tous les goûts. Peu de touristes, mais une horde de vacanciers venus profiter du climat clément et des activités nautiques. Kayaks, plongée sous marine, pêche, surf, la mer ravie ici petits et grands. La population Maorie est l’une des plus importantes du pays avec la région de l’East Cape. Bien que certains villages aient été pris d’assaut par les maisons secondaires, d’autres ont conservé la convivialité des petites communautés. Ils en ressort une ambiance engageante où l’on n’hésite pas à frapper aux portes pour obtenir un renseignement et où tout problème trouve sa solution.

Notre premier arrêt, en gare de Piha, se solde par un grand classique « Vous auriez dû être là hier ». Effectivement, fort vent d’ouest et une houle encore plus fortement hachée, le tout parsemé d’une vingtaine de surfeur affamés. La case « départ immédiat » s’allume dans mon esprit. Mais avant cela, on prend le thé avec des locaux qui nous racontent leurs voyages respectifs en Europe et notamment leur souvenir du pays Basque, qui, entre nous, est un passeport de rêve partout dans le monde !

Sur la route du nord, fleurissent les vergers. Nous faisons le plein de fruits savoureux, de légumes en tout genre, du miel au goût de réglisse et de la viande tendre au possible. Il n’y a peut-être pas de grandes traditions culinaires en Nouvelle-Zélande mais il y a des produits frais d’une qualité exceptionnelle.

En ce matin ensoleillé, je marche sur les traces des acteurs de « The endless summer ». A Ahipara, la pointe ouest s’ouvre sur plusieurs baies sauvages qui s’apparentent au paradis des goofy. Les reefs tiennent les grosses houles et c’est pourquoi c’est un spot très fréquenté l’hiver venu. Mais en été, il aimante la moindre petite vague et il ya toujours de quoi s’amuser. La ballade à pied pour y accéder est un pur bonheur malgré le vas-et-viens des 4x4.

Au Cap Reinga, la mer de Tasman et l’Océan pacifique se rencontrent en un quadrillage d’écume. La légende Maorie nous apprend qu’il s’agit du lieu de départ des âmes, après la mort, vers leur terre d’origine. Haut-lieu spirituel donc, haut-lieu touristique aussi. Les dunes de sables vierge de Te Paki sont un spectacle époustouflant au coucher du soleil. Le désert de sable donne sur la très sauvage « 90 mile beach », protégée de l’envahissement humain par des forteresses de sables fins comme de la poussière.

Nous avons dormi au hasard d’une baie accidentée et le soleil peine à percer les nuages pour signifier que le jour est arrivé. Je découvre l’estuaire masqué la veille au soir par la nuit. Par la même occasion, je découvre mon pneu crevé et la marre d’eau qui entoure le camion. Nous avons été secouées comme dans une essoreuse à salade une bonne partie de la nuit et la pluie n’a cessé qu’une heure plus tôt. La roue de secours, certainement épuisée par les affronts du soleil brûlant sur le capot, nous lâche après 50 mètres (brevet de secouriste refusé !) et nous nous arrêtons penaudes au beau milieu de cette route de campagne. Mmmm. Je frappe à la première porte et demande assistance. Le papa, un géant à la peau mate, considère mon pneu quelques instants avant de regretter de ne pas avoir le matériel approprié. Seulement, il n’y a ni garage, ni rien du tout d’ailleurs, à moins d’une demi-heure de route. Il saisit d’une main le pneu que je peine à faire rouler avec mes deux bras et commence à l’examiner. Une demi-heure  plus tard mon pneu à retrouvé sa fonctionnalité avec une réparation, certes pas du tout aux normes, mais qui nous sauve la mise pour rejoindre la ville et réparer tout cela correctement.

La côte ouest est fardée de houle et de vent on-shore tandis que sa voisine de l’est est au calme sous le soleil estival. Des petits criques aux eaux turquoises et à la végétation luxuriante embaument  un parfum de paradis. Le voyage est basé sur de heureux hasards qui nous font nous attarder à tel endroit plutôt qu’à un autre. Ainsi, Leigh, où se situe la magnifique réserve marine de Goat Island nous ouvre les bras lors d’une soirée banale où nous nous cuisinions à dîner sur la plage principale. Les locaux sont intrigués par ces deux françaises en van, et engagent rapidement la conversation. Nous venons vite à connaître la petite communauté et partageons, après les sessions, de bons repas et de bonnes discussions autour d’une bière, élément indissociable de la culture kiwi, à consommer avec modération. D’une soirée, nous sommes restées quatre jours. Entre Mangawhai et Leigh, il ya un joli panel de spots qu’il faut cependant partager avec les surfeurs venus  d’Auckland pour le week-end.

Waitangi